DEFTONES « Deftones »

Sorti trois années après un « White Pony » ayant porté le groupe au sommet, cet album éponyme déçut autant qu’il surprit… et enchanta. En signant leur disque le plus lourd et sombre en pleine hype neo-metal, là où tous les observateurs s’attendaient à les voir se tourner vers toujours plus d’accessibilité pour valider le ticket gagnant « White Pony », Deftones marquaient leur territoire et dessinaient la ligne qui les séparerait de la meute pour le reste de leur carrière. Riffs ultra-lourds, morceau monolithiques et répétitifs, le label et le grand public détestèrent, les fans adhérèrent. Un de ces disques qui se bonifie un peu plus à chaque écoute.
NOEL GALLAGHER’S HIGH FLYING BIRDS « Who Built The Moon? »
Quand, comme Noel Gallagher, on a plus de 25 années de carrière derrière soi et des millions d’albums vendus, on n’a plus grand chose à prouver à qui que ce soit. C’est ce sentiment de liberté absolue qui inonde ce « Who Built The Moon? » d’une qualité dingue. Le père Noel y fait ce qu’il veut, toujours dans ce créneau de « noisyfication » du rock des sixties mais, cette fois, avec des arrangements audacieux venant épouser à merveille le songwriting affuté du bonhomme. C’est à la fois évident et original, créatif et radiophonique, et probablement ce qu’un Gallagher a sorti de meilleur depuis le split d’Oasis.



