SLASH « World On Fire »
Cinquième album « solo » de la carrière de l’enchapeauté des Guns N’ Roses et deuxième album consécutif enregistré avec Myles Kennedy & The Conspirators, « World On Fire » frappe exactement là où on l’attend ; sur le terrain d’un hard-rock aussi classique qu’efficace et jubilatoire. Le bonhomme est en très grande forme (pour ne pas dire carrément en feu – lui qui n’a d’ailleurs probablement jamais été aussi propre techniquement qu’actuellement) et semble porté par le réel plaisir de collaborer une nouvelle fois avec l’excellent chanteur d’Alter Bridge. En résulte un disque particulièrement dense, gavé de bonnes chansons pleines des riffs et leads caractéristiques du guitariste, et formidablement produit par un Michael Baskette qui sait décidément faire sonner ce style de musique comme il se doit. Ça ne révolutionne pas le rock’n’roll, mais ça fait toujours du bien par où ça passe.
→ Vinyle édition standard / Vinyle édition limitée
THE LIMINANAS « Shadow People »
Incroyable hype de ce début d’année (« Le groupe que le monde entier nous envie » en une de Rock & Folk), le duo perpignanais se voit étrangement propulsé sur le devant de la scène médiatique avec la sortie de ce « Shadow People ». Produit par Anton Newcombe (gourou chez The Brian Jonestown Massacre), l’album n’est pourtant pas si différent de ses prédécesseurs et continue de ressusciter et « garagisé » avec talent la pop française et le rock-psychédélique des sixties (pour caricaturer, comme si sur certains morceaux, Serge Gainsbourg avait croisé la route d’un Velvet Underground des années 2000). C’est nonchalamment classe, hypnotique, évocateur et cinématographique, à la fois original et bizarrement familier et surtout, une nouvelle fois, extrêmement réussi. Chapeau.



