Aujourd’hui à l’honneur le comeback en très grande forme des américains de Body Count.
Pour rappel, pour ceux qui dorment au fond là (?) Body Count, c’est le groupe de metal 100 % afro-américain formé par le rappeur Ice-T au début des années 90 (bien avant qu’il ne connaisse le succès d’acteur dans la série « New York Unité Spéciale »).
Quelle probabilité pour qu’un groupe sorte son meilleur album après 25 années de carrière ? Peu élevée mon capitaine. Et c’est pourtant l’exploit réalisé par le gang de L.A. avec ce « Bloodlust » qui, s’il n’épargne aucun des clichés du genre, atomise tout sur son passage.
Armé d’un son d’éléphant et appuyé par des featuring de quelques cadors de la scène metal (Dave Mustaine de Megadeth, Max Cavalera de Soulfly, Randy Blythe de Lamb of God), le groupe livre un disque ultra-énervé, probablement bien aidé en cela par les tensions raciales actuelles aux Etats-Unis.
Côté riffs ça thrashe à tous les étages, c’est rempli de « fuck », « niggaz », « bitches » et autres noms d’oiseau, c’est outrancier à l’outrance, ultra-bourrin à tous les niveaux et c’est proprement irrésistible pour peu qu’on soit un brin sensible au style.
Du rap-metal comme on en a toujours rêvé, violent et bovin, qui se déguste comme un bon « Rambo 3 » rediffusé à 3 heures du mat’ sur NT1 une nuit d’insomnie. ?
Pour compenser tout ce barbarisme, on se fera un truc vraiment pop plus tard dans la semaine. ?
Dispo au magasin et en ligne ! ![]()



