Carpenter Brut, c’est l’histoire d’un type qui fait de la musique tout seul chez lui, qui poste ses morceaux sur Soundcloud et Bandcamp et qui de fil en aiguille se retrouve quelques années plus tard comme une des grosses hype du moment.
Entre temps, il y aura eu un premier EP en 2012, de la B.O. de jeu vidéo (“Hotline Miami 2”), un deuxième EP l’année suivante puis un troisième en 2015, un clip hallucinant à 3 millions de vues (“Turbo Killer”), de la musique de pub télé, des tournées mondiales qui s’empilent, etc., etc…
L’histoire est dingue pour un provincial français et pourtant, pour une fois j’ai envie de dire, tout semble archi-mérité. Archi-mérité parce que ça bute, tout simplement.
Prenez une base surboostée d’electro de rockers à la Justice, ajoutez-y des synthés plein d’idées et des ambiances à la Director John Carpenter, un univers graphique eighties/sexy/satan ultra-léché et vous avez Carpenter Brut. Pour caricaturer, un genre de Kavinsky sous amphet’.
Voilà pour les présentations.
Le coeur du sujet aujourd’hui est donc cet album live qui vient ponctuer cinq années d’ascension en nous offrant le meilleur des visages du Charpentier. Car en live, point de type tout seul derrière ses machines devant lequel tout le monde baille, mais un vrai concert en power-trio : une batterie électronique, une guitare, des claviers et roulez.
Cette formule insuffle un caractère encore plus sauvage et épique à des morceaux qui, s’ils étaient déjà très bons dans leur version studio, sont ici carrément atomiques. Ca fourmille de mélodies dans tous les sens, de leads de guitare qui viennent se mêler à des claviers toujours plus conquérants et de gros beats hypnotiques qui, joués par un être humain, gagnent en richesse ce qu’ils perdent en systématisme.
La setlist s’en va puiser dans toute la discographie du bonhomme et nous livre un genre de best-of agrémenté de deux inédits chantés absolument irrésistibles (dont une improbable reprise du “Maniac” de Flashdance en clôture) !
Un live aussi dansant qu’épique et cinématique et paradoxalement aussi bourrin que plein de finesse. Pour ne rien gâcher, l’artwork réalisé par Førtifem est une nouvelle fois splendide.
Dispo en LP en ligne et au magasin ! ![]()



