Fait assez inhabituel, on parle aujourd’hui d’une compilation ! Et pas de n’importe laquelle, la « Gold » de Chuck Berry. Soit 18 années de carrière (1955-1973) retracées en 50 morceaux de légende pour plus de deux heures de musique.

Issu d’une autre époque où les albums étaient eux-mêmes des compilations de singles sortis précédemment, parfois ré-enregistrés pour l’occasion, parfois non, le « Prime Minister Of Rock’n’Roll », secoua la musique américaine en se jouant de la ségrégation raciale et en révolutionnant la guitare électrique au passage.

Sans lui, pas de The Beatles, pas de The Rolling Stones, pas de Bruce Springsteen, d’AC/DC et consorts. L’influence du bonhomme sur le rock des sixties et des seventies est tellement énorme qu’elle en est à peine mesurable. Alors oui, certes, toutes les chansons sont plus ou moins les mêmes. Et alors ? Quand on a un tel style, une telle gouaille, pareil placement rythmique et pareil sens du songwriting, autant vous dire qu’on peut faire à peu près ce qu’on veut. Ca tue tout pareil.

Tous les tubes qui fracassent sont là, de « Maybellene » à « Roll Over Beethoven », de « Johnny B. Goode » à « Carol » et de « You Never Can Tell » (mais si, « Pulp Fiction », quand Uma Thurman et John Travolta twistent au Jack Rabbit Slims Diner !) à « My Ding-A-Ling » (que ce filou fait reprendre en choeur à une assistance qui n’a probablement pas bien assimilée qu’elle chante là une ode à la masturbation), bref, tout y est.

Si vous avez envie de vous replonger dans la musique du bonhomme mais sans trop savoir par où commencer, cette compilation, franchement très bien foutue, est pas loin d’être parfaite ! Et ça vient de quelqu’un qui déteste habituellement les compilations…

Disponible en CD en ligne et au magasin !

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