En 2014, l’auteur du riff le plus célèbre de la galaxie (quelqu’un devrait quand même un jour écrire une thèse pour tenter d’expliquer comment le riff principal de “Seven Nation Army” a bien pu se frayer un chemin du petit monde du rock ‘n’ roll aux stades de foot et aux soirées piscine des Anges de la Téléréalité… pooo po po po po pooo pooooo) revenait aux affaires avec son deuxième album solo après l’excellent “Blunderbuss”. “Lazaretto”. Très bien. Encore un mot que personne ne connaît. Bravo Jacques. Et sinon ?
Et sinon bah c’était toujours aussi bien en fait.
Toujours ces gros riffs post-Led Zep et ces solos hystériques fuzzés à outrance, toujours dans cet équilibre assez unique entre rock blanc et réminiscences du blues noir, toujours dans cette aisance à jouer une musique quasi intemporelle solidement ancrée dans les références d’antan mais jamais passéiste et toujours pertinente. “Vintage-modern” comme on dit chez Marshall. C’est beau.
Non content d’écrire un des morceaux les plus flamboyants du rock des années 2010 (le morceau-titre et son groove hip-hop éléphantesque, son riff de dancefloor et le génie de son solo débraillé), le bonhomme laisse également transparaître ses penchants les plus bluegrass sur le reste du disque. Les violons et les claviers sont de sortie quasi permanente, apportant une couleur sudiste (Nashville, pas Perpignan hein) nettement plus vive que sur ses sorties précédentes. Et franchement, c’est un régal.
Pour ne rien gâcher, le vinyle en lui-même est totalement trippant dans son édition “Ultra” (avec des morceaux cachés et autres blagues à passer à l’envers).
Comme d’hab’, c’est dispo en ligne et au magasin. ![]()



