Si leur album précédent, “No One Can Ever Know”, m’avait déjà bien marqué, ce “Nobody Wants To Be Here And Nobody Wants To Leave” m’a littéralement traumatisé à sa sortie fin-2014. C’est bien simple, je pense l’avoir écouté au moins une fois par jour les six mois qui ont suivi. Ce disque mesdames messieurs…

Pour les présentations, The Twilight Sad (Official), c’est une bande d’écossais qui gravite dans l’entourage des héros nationaux du post-rock (Mogwai) depuis bien des années maintenant et qui malgré de belles opportunités (Robert Smith, grand fan du groupe, les emmena en tournée mondiale avec The Cure toute l’année dernière) semble toujours avoir du mal à élargir son auditoire actuel.

Et pourtant, si vous aimez The Smiths, Joy Division, The Cure (forcément) ou le Killing Joke: Official des débuts, The Twilight Sad (Official) devraient vous enchanter.

En se concentrant sur les chansons et en mettant sensiblement en retrait les murs de guitares shoegaze et les expérimentations électroniques des sorties précédentes, le groupe livre son album le plus accessible et le plus incroyablement tubesque.
L’atout majeur des Glaswegiens (oui, je viens de taper “habitants Glasgow” dans Google) réside dans son incroyable chanteur, James Graham, ses textes, sa voix de bête blessée et son accent écossais à couper au couteau (si vous pensez avoir compris ce qu’il a dit, c’est qu’il a probablement dit autre chose), son interprétation habitée et ses intonations absolument uniques. Du genre à te happer direct dès qu’il ouvre la bouche de part l’intensité et la singularité de son interprétation.

Derrière lui, tout est en place, parfait, les guitares qui chialent, pleines de reverb et de modulations, la basse claquante et tendue, la batterie nerveuse et martiale juste ce qu’il faut, les claviers fantomatiques, les envolés lyriques romanesques, les moments d’intimité… 43 minutes de bonheur gris charbon pour une musique aussi viscérale qu’étrangement facile d’accès tant les titres sont bien écrits (“There’s A Girl In The Corner”, “Last January”, “I Could Give You All That You Don’t Want”, “It Never Was The Same”,…).

Pour ne rien gâcher, l’artwork est en plus absolument sublime.

L’album est disponible en LP en ligne et au magasin et comme d’habitude, pour les plus curieux, il y a évidemment de la vidéo et tout plein d’infos à son sujet sur la fiche produit.


TWILIGHT SAD, THE « Nobody Wants To Be Here And Nobody Wants To Leave » [LP]

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