BUDDY GUY « Blues Singer »
Avec son douzième album studio, « Blues Singer », Buddy Guy rafle en 2004 le Grammy du « Best Traditional Blues Album » malgré un accueil critique auparavant mitigé. Le disque, entièrement acoustique, s’il ne révolutionne pas le genre et se complait dans un traditionalisme forcément pratique pour son auteur, transpire merveilleusement le blues du Delta dans sa forme la plus primitive : une guitare, une voix, basta. Et lorsqu’ils s’y mettent à plusieurs, ce ne sont ni moins qu’Eric Clapton et B.B. King qui viennent aider le Guy à faire couiner les six cordes. Classe et intemporel.
SNOT « Get Some »
Sorti tout droit de la grande tambouille alternative des nineties, Snot balançait dès son premier album (qui restera malheureusement l’enfant unique de la formation suite au décès de son chanteur Lynn Strait à peine plus d’un an après la sortie du disque), une mixture hirsute et aboutie de punk, de metal, de funk et d’une espèce de groove hip-hop absolument irrésistible. Pas le plus fin ni le plus intelligent des disques de l’ère neo-metal mais définitivement l’un des plus fun et euphorisant. Egalement l’un des rares à vieillir sans trop prendre de rides.
→ Vinyle
WOLFMOTHER « Wolfmother »
Ha l’Australie. Ses spots de surf, ses koalas, ses wallabies, ses groupes de (hard) rock… quel beau tableau. Car non content d’avoir enfanté du plus grand orchestre de rock’n’roll de la planète (mais si, vous savez, celui au nom en quatre lettres qui commence par un A et finit par un C), les kangourous nous envoyaient en 2005 une meute de louveteaux ressuscitant avec brio dès son premier album les fantômes de Led Zeppelin, Black Sabbath et MC5. Avec ce même sens du riff qui groove autant qu’il déboise et qui transforme un titre comme « Woman » en une infernale machine à dandinement. Originalité minimale, efficacité maximale.



