PEARL JAM « Binaural »
Paru à une époque (Mai 2000) où Pearl Jam fait figure d’anomalie sur une scène désertée par ses congénères de Seattle (Nirvana n’est évidemment plus, Soundgarden a jeté l’éponge trois années plus tôt et Alice In Chains n’a plus joué le moindre concert -en dehors de l’Unplugged- depuis six ans), « Binaural » est probablement l’album le plus opaque et expérimental du groupe d’Eddie Vedder. Rarement cité à l’heure du bilan et pourtant traversé de titres somptueux (« Light Years », « Nothing As It Seems », « Sleight Of Hand »), « Binaural » est un disque génialement maussade et, à l’image de ses auteurs, habité, perpétuellement en dehors des tendances et foncièrement brillant sur le fond comme sur la forme.
RED HOT CHILI PEPPERS « Stadium Arcadium »
Dernier disque enregistré avec John Frusciante avant que celui-ci ne s’envole vers d’autres horizons plus psychédéliques et premier album du groupe à directement se classer numéro un des ventes à sa sortie aux Etats-Unis, « Stadium Arcadium » est un monstre. Un monstre de vingt-huit titres pour plus de deux heures de musique que le guitariste futur-démissionnaire survole de toute sa classe et sa créativité. Pas nécessairement l’album le plus évident du groupe tant celui-ci est dense et homogène mais définitivement l’un des plus intéressant musicalement. Mention spéciale au magnifique packaging du coffret quadruple vinyle qui respire l’amour du travail bien fait.



